
L’aventure « Rivières Sauvages » : Les 4eme et 3eme éco-délégués de la Régordane au cœur de la Gourdouze
Un article rédigé par le collège La Régordane de Génolhac.
De la neige des sommets aux secrets des vallées cévenoles, huit éco-délégués de 4e et 3e du collège de la Régordane (Génolhac) ont mené une enquête de terrain hors du commun. Tout au long de ce projet « Rivières Sauvages » édition 2026, Roxane, Ella, Jérômine, Cloé, Noé F., Noa, Bastien et Léo se sont transformés en apprentis géographes, naturalistes et historiens pour comprendre et protéger leur patrimoine…
Premier contact : La Gardonnette sous tous les sens
Le coup d’envoi a été donné le 28 janvier. Sous la houlette de Maëlle Staal de Biosphera, les élèves ont exploré la Gardonnette. L’approche n’était pas seulement technique, mais aussi sensorielle : les yeux bandés par des masques de nuit, ils ont écouté le grondement de la rivière, dopée par les pluies récentes.
Entre deux rappels sur le vocabulaire géographique (amont, aval, ripisylve), le groupe a dressé un constat : cette rivière porte la trace de l’homme. Avec l’aide de leur professeur d’histoire-géographie et référent EDD de l’établissement, Patrice Fabrigoule, ils ont décrypté les signes du passé : lavoirs, béals et anciens moulins.
L’expédition polaire aux sources de la Gourdouze
Le 11 mars, changement de décor. Les éco-délégués ont pris de la hauteur pour atteindre les sources de la Gourdouze, à 1 400 mètres d’altitude.

« On apprend beaucoup mieux quand on a les pieds dans la neige que devant un tableau noir ou blanc ! » — s’est enthousiasmée une élève de 3e.

Accompagnés par Emeric Sulmont et Luc Glardon du Parc National des Cévennes, les élèves ont découvert un écosystème d’une pureté exceptionnelle :
- Les tourbières : Véritables éponges naturelles et archives climatiques.
- La flore résiliente : Les perce-neiges capables de chauffer pour percer la glace.
- Le label « Rivière Sauvage » : Une distinction rare qui récompense l’absence d’aménagements humains sur la Gourdouze.
De la science à la mémoire : Le hameau de Gourdouze
Le 20 mars, en compagnie des élèves de CM1-CM2 de Vialas avec Vanessa Albaret de Maëlle et de Patrice, le groupe a remonté le cours d’eau jusqu’au hameau de Gourdouze. Entre les murs de granit, l’histoire a repris vie grâce à la conférencière Mariette Émile. Le récit de l’incendie tragique des toits en genêts au début du XXe siècle a rappelé à tous la rudesse de la vie d’autrefois. Sur le plan scientifique : la Gourdouze affiche une biodiversité bien plus riche que la Gardonnette, confirmant son statut de « rivière sauvage ».

Créer pour transmettre : Cap sur le Festival du Vivant
Après le terrain, place à l’action ! Le 18 avril, les élèves se sont retrouvés en classe au collège avec Maëlle et Patrice pour préparer le Festival du Vivant en Cévennes qui se tiendra à Vialas le 29 mai. L’enjeu ? Transformer leurs découvertes en outils pédagogiques pour le grand public.



Venez retrouver leurs stands, le 29 mai sur le marché de Vialas :
- Un historique de leurs actions,
- Un loto de la Gourdouze,
- Des puzzles sur le bassin versant,
- Une cartographie numérique interactive (accessible ici),
- Des jeux d’identification des espèces locales.
Ce travail servira également de base à un artiste pour la création d’une « carte sensible de la Gourdouze« , mêlant rigueur scientifique et émotion artistique.
